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Dynamique de la modulation

A­ Définitions :

C'est dans le cas le plus général la différence entre le niveau le plus faible et le niveau le plus fort.
C'est la différence sur une durée (morceau de musique) entre les niveaux pianissimo et les niveaux fortissimo.
C'est aussi la différence naturelle entre le niveau du seuil de l'audibilité et le niveau maximum toléré par l'oreille : dynamique absolue de l'oreille à 1000 Hz = 140 dB.
La dynamique d'un matériel électrique, c'est la différence entre le niveau de bruit propre à l'appareil et le niveau maximum à partir duquel l'appareil déforme le signal.
Exemple : pour un enregistreur magnétique analogique le niveau minimum est le niveau de bruit subsistant après effacement. Le niveau maximum est atteint lorsque toutes les particules magnétiques sont orientées dans le même sens, c'est à dire qu'une évolution du flux magnétique extérieur ne provoquera plus aucune magnétisation supplémentaire sur la bande.

B­ Exploitation et représentation de cette dynamique.

Dans une dynamique disponible on définira un niveau de travail ou d'alignement correspondant au 0 VU de la console (niveau d'alignement en production). Ce VU mètre ayant une constante d'intégration de l'ordre de 300 ms (voir indicateurs de niveaux), il ne rend pas compte de l'évolution exacte du niveau du signal mais de la perception humaine du volume sonore. Il nous faudra donc garder une marge admettant les crêtes contenues dans le signal et non visualisables par le vumètre. Pour la parole et les modulations musicales complètes (en opposition aux sons seuls) l'erreur de lecture moyenne est de 8 dB à 10 dB. 8 dB est la réserve typique des lignes T.D.F., résultat en rapport avec le facteur de crête moyen (cette réserve s'appelle en anglais headroom). D'autres organismes ont choisi 9 dB de réserve pour le "headroom". Cette réserve de dynamique de 8 à 10 dB n'est suffisante que pour les matériels analogiques. Les supports analogiques acceptent très bien les crêtes brèves (en général inférieures à 10 ms) dépassant cette réserve, ce qui n'est pas le cas des supports numériques.

Il nous reste à définir le rapport signal sur bruit qui est la différence entre le niveau de bruit de fond de l'appareil ou de la ligne et le niveau de travail, niveau subjectif perçu (à ne pas confondre avec la dynamique). Pour la plupart des enregistreurs numériques la réserve de dynamique est de 18 dB, écart typique entre le 0 VU et le niveau maximum de sortie des consoles (+22 dBu), correspondant aussi au facteur de crête maximum instantané. Par exemple un 0 VU en régime permanent, sur la console devra correspondre à une lecture de -18 dB sur l'indicateur de niveau du logiciel de P.A.O. ou du D.A.T. ... Cet indicateur n'est ni un VU mètre, ni un peak mètre, mais il relate, avec exactitude, le niveau instantané du signal, afin de visualiser la moindre saturation (beaucoup plus sévère que sur les supports analogiques). Toutes les valeurs exprimées ici ne sont que théoriques les meilleurs convertisseurs, aujourd'hui, ne dépasse pas souvent 115 dBrs de dynamique pour une conversion sur 24 bits. Exemple, l'Apogee AD16X, valeur annoncée dans les spécifications techniques : "Dynamic range: 120 dB A weighted"

C­ Quelques exemples de dynamiques :

© Gilles SERIN mai 2003