et donc LI = Lp = 20 log p/p0.
(Rappel : log ax = x log a)
On peut simplifier par Z car l'impédance ne change pas en fonction du
niveau : L'impédance caractéristique de l'air Z0 = 400 rayls
(propagation en champ libre).
Et p0 = √(I0.Z0) = 2.105
Pa.
p0 = 2.105 Pa.
On appelle ce dB le dBSPL.
Le dBSPL (Sound Pressure Level) =
Lp = 20 log p/p0.
C. Le dBm :
Comme il fallait bien transporter électriquement les modulations, images
de l'intensité acoustique, on était confronté aux mêmes dynamiques que
celles de l'acoustique. Il était alors simple de prendre une échelle
d'évolution des niveaux électriques identique à celle de l'échelle acoustique,
mais dont la référence serait établie de façon arbitraire (il aurait
été difficile de choisir un zéro dB électrique en fonction d'une perception
sensitive, peut être celle de la chaise électrique !!!).
Le premier dB électrique de référence fut celui du téléphone défini
pour une puissance de référence de 1 mW, il s'agit du dBm.
(Niveau d'alignement des équipements de l'époque).
Et le niveau en dBm = 10 log P/P0.
Le zéro dBm correspond donc à un niveau de 1 mW. Il est employé
pour les transmissions en puissance, (adaptation d'impédance Zs
= Ze) quelle que soit l'impédance de la ligne.
D. Le dBu :
Pour les électroacousticiens et les preneurs de son, la grandeur image
de la pression acoustique est la tension, car les sorties d'amplificateurs
sont en basse impédance et les entrées en haute impédance; il n'y a
donc pas d'adaptation en puissance. Le dBm n'a donc pas de
raison d'être. Néanmoins, la référence en tension se calque sur la référence
en puissance à 1 mW. Sachant que l'impédance caractéristique des lignes
PTT est de 600 Ω, il vient :
P0 = U02/R
U0 = √(P0.Z)
U0 = √0.6
U0 ≈ 0.775 V
C'est la référence du 0 dBu et :
Niveau en dBu = 20 log U/U0.
E.
Le dBu0s :
Ce dB particulier est utilisé uniquement dans les circuits de modulation
broadcast (radio télévision). Son utilisation exprime qu'il s'agit d'un
niveau d'alignement adapté à chaque utilisateur de la chaîne audiofréquence
broadcast. Cette notion de signal d'alignement est intéressante dans
la mesure où il n'est pas nécessaire de préciser le niveau de tension
de ce signal. En effet, il suffit d'annoncer que le circuit de modulation
est alimenté par un signal d'alignement 0 dBu0s et chaque
utilisateur, tout au long de la chaîne audio, se règle sur son propre
niveau de travail. C'est le cas, par exemple, des niveaux d'alignement
entre le studio de production (+4 dBu) et les lignes de transmission
internationales (+6 dBu).
Le dBu0s signifie qu'il s'agit :
d'un niveau absolu de tension référencé à l'échelle des dBu,
d'un signal de test sinusoïdal d'une fréquence de 1000 Hz (0),
d'un circuit de transmission audiofréquence broadcast (s).
F. Le dBv :
Il existe aussi une autre échelle en dB référencée cette foisci à 1
volt. Elle est utilisée sur les matériels de mesure Bruel et Kjaer et
pour les niveaux du matériel grand public en liaisons asymétriques (cinch,
jack mono).
Le niveau en dBv = 20 log V/V0 et comme
V0 = 1 volt,
on a le niveau en dBv = 20 log V.
L'échelle en dBv reste une échelle sans dimension car même
si l'écriture de la référence de tension disparaît, elle reste sousentendue.
G Le dB :
Le dB sans qualificatif exprime le rapport entre deux grandeurs de même
nature, qu'elles soient acoustiques ou électriques. Il s'écriera ainsi
:
Le niveau en dB = 20 log R
R est le rapport entre les deux grandeurs que l'on souhaite comparer.
Dans cette expression, "20 log" nous indique qu'il s'agit
de la comparaison de pression, tension ou courant. Dans le cas des grandeurs
énergétiques, on utilisera la relation 10 log R.
On trouve désormais la notation "dBrs". Cette écriture
exprime la même chose que le dB sans qualificatif. La qualification
"rs" signifie "relatif signal" au sens de la tension
et non de la puissance.
Résultats
typiques :
1er cas : Pour une augmentation ou une diminution d'un
même signal exprimé en pression, en tension ou en courant, il vient
:
-
une multiplication par 2 donne un gain de +6 dB,
- une division par 2 donne une atténuation de -6 dB,
- une multiplication par 10 donne un gain de +20 dB,
- une division par 10 donne une atténuation de -20 dB.
2ème cas : Pour une augmentation ou une diminution
d'un même signal exprimé en puissance électrique ou en intensité acoustique,
il vient :
- une multiplication par 2 donne un gain de +3 dB,
- une division par 2 donne une atténuation de -3 dB,
- une multiplication par 10 donne un gain de +10 dB,
- une division par 10 donne une atténuation de -10 dB.
3ème cas : addition de signaux exprimés en pression,
en tension ou en courant de mêmes niveaux n'ayant aucune corrélation
entre eux, il vient :
- l'addition de 2 signaux donne un gain de +3 dB,
- l'addition de 10 signaux donne un gain de +10 dB,
C'est le cas du mixage multipiste.
©
Gilles SERIN mai 2003